Monde en larme

02/09/2016 11:25 par lyriqua

  • Monde en larme

    Monde en larme

    02/09/2016 11:25 par lyriqua

Mitraillette chante le rythme de cette nouvelle ère

Où les bombes remplacent le tambourinnement de la grosse caisse

L'urbanisme prend son essor dans les cimetières

Où les ondes entrennent les cadavres encore en stress

 

Stress vivant dans la peur d'étouffer sous les décombres

D'un monde poussé à bout jusqu'à l'effondrement

C'est la crise de nerf des enfants qui n'apperçoient que leurs ombres

Nageant dans leurs larmes à la couleur du sang

 

Il pleut sur la terre un liquide acide au goût amer

Les mers débordent sous le déluge des matières chimiquement transformés

Leurs progénitures diverses et variées se noient dans cette atmosphère

Disparaissent tels des foetus avortés sans avoir eu le temps de se former

 

Les côtes s'emplissent de tout ces naufragés aux songes éphémères

Essoufflés par la marche sans fin vers l'utopie sur papier

Billets sales pourissant le système tel les cellules d'un cancer

Nourri par la rougeur suintante des larmes des pays du tier

 

Al

09/03/2016 15:16 par lyriqua

Allumez le bal où les mâles s'allient et s'emballent sous le charme fatal

Sortant tout l'arsenal du vénal récital pour une pâle allouette

Timbales ou cymbales, leurs sandales dévallent la salle et cavalent pour finir allongés

Sous la dalle astrale, ravallent l'odeur du santal et râlent tel un cheval

Mal ou sale, aloueront les langues de crotales dans les anales finales.

Il suffit de s'arrêter

08/03/2016 12:12 par lyriqua

  • Il suffit de s'arrêter

    Il suffit de s'arrêter

    08/03/2016 12:12 par lyriqua

Il suffit de s'arrêter, faire une pose au milieu de la course, épuisé,

Observer ces fous qui courent aprés une ligne d'arrivée qui n'a jamais été dessinée.

 

Il suffit de s'arrêter, reprendre son souffle et s'allonger dans l'herbe du pré

Ecouter les battements de la nature et au milieu du tempo y déceler sa propre musicalité.

 

Il suffit de s'arrêter, prendre le temps d'ouvrir les yeux sur ce qui est tout prés,

Voir la réalité au milieu de cet amas préconstruit de superficialité.

 

Il suffit de s'arrêter, faire demi-tour avant de foncer droit dans le mur,

Trouver le petit chemin alternatif où il n'y a ni perdant, ni gagnant à coup sûr

 

Il suffit de s'arrêter, ne plus prendre au sérieux la voix intérieure infantile et inculte,

Grandir une fois pour toute pour atteindre la sage taille de l'adulte.

 

Il suffit de s'arrêter d'amasser, d'entasser de manière irrassasiée,

Vider la charge trop importante pour repartir plus léger dans la simplicité.

 

Il suffit de s'arrêter de râler sur le système affalé devant la télé,

Poser une petite brique chaque jour pour se construire une autre réalité.

 

Il suffit de s'arrêter d'acheter les choses conçues par le sang des esclaves modernes

Faire s'écrouler les fondations des industries FM et les condamner à la poterne.

 

Il suffit de s'arrêter

Juste de s'arrêter.

 

Migrant

07/03/2016 14:00 par lyriqua

  • Migrant

    Migrant

    07/03/2016 14:00 par lyriqua

Ma vie s’envole du haut des nuages pluvieux et gris

Par-dessus les visages pâles et les maisons de crépis

Mon cœur vacille entre joie et peur aux soubresauts atmosphériques

Ma tête se perd dans les images d’un pays féérique

 

Dure comme une naissance est l’atterrissage de l’esprit

En terre inconnue et si loin de ce qu’il a appris

La violence des freins sur la piste est telles les contractions les plus fortes d’une mère

Et les pleurs nostalgiques de ce passager qui réalise qu’il a perdu tout ses repères

 

L’inconnu interroge dans les regards des naturels

L’inconnu est hors de porté de leur mode usuel

L’inconnu est la menace du changement futur

De ses bagages sort le mélange des cultures

Guerre

07/03/2016 13:42 par lyriqua

  • Guerre

    Guerre

    07/03/2016 13:42 par lyriqua

Contré magnifique au goût de paradis,

Le silence est venu et t'a meurtrie.

Seul, je peux percevoir le son des flots

Provenant du court d'un petit ruisseau

Qui coule au fond de la vallée,

Déversant son liquide agité

Pour emplir le fleuve de son contenant,

Au rouge pourpre couleur du sang

 

Les voix de tes habitants aux son lourd

Se sont éteintes en un dernier cri sourd.

Leur geste animée tel des pantins

Ont été cassés par d'autres mains.

Les corps gisent inertes et putrides

Sur ce lit éternelle d'herbe humide,

Recouverts d'une couverture de feuilles mortes,

Déposées par le vent et sa force.

 

La cohorte de violence n'a laissé au passage

Que les âmes violées de son carnage.

Survivants, le regard figé d'un vide glacial

Immobilisés à la vue de ce destin fatal,

Aux images abîmées de la terre promise,

Par l'homme et la terreur de son emprise .

Guerre quand cessera tu ta ronde infâme,

N'épargnant ni enfants ni femmes ?

Nuit

17/02/2016 12:43 par lyriqua

  • Nuit

    Nuit

    17/02/2016 12:43 par lyriqua

Nuit, fait moi boire de ton nectare afin d'apercevoir des points briller dans le noir

Attend moi, aprés la lueur du soir, au bord de l'abreuvoir pour voir une lueur dans ce cauchemar

Où le long des trottoirs pourront s'asseoir les clochards écoutant jusqu'à tard tes belles histoires

Fuyant leur cafard, tels des bagnards, libres de croire enfin en l'espoir.

 

Ivres, ces vieillards fêtards retrouvent leur mémoire, perçant ton brouillard

De rires en pétards, claquand leur machoire, sortant leur mouchoir

Et les rares froussards, spectateurs de cette foire, se barrent dard dard en évitant les flaques de l'urinoire

Nuit, manoire des rues servant de couchoir au plus goguenards

 

D'autres, plus débrouillards, font valoir leurs milliards au fond du tiroir de leur placard

Ceux sont les corbillards défilant en jaguar, les plus futés renards qui se marrent sur notre poire

Se gavant de caviar mais avards pour donner le moindre dollar

Fêtant à part, loin des regards leur monde dérisoire dessiné du bout de leur cigare.

 

Nuit tu es le perchoir, miroir de tout les écards.

Le vent tourne

17/02/2016 12:23 par lyriqua

  • Le vent tourne

    Le vent tourne

    17/02/2016 12:23 par lyriqua

Le vent tourne et je m'efforce de garder le cap

Comme si la route était tracée d'avance

Par mes pensées qui veulent controler la soupape

Du navire, pour lui éviter l'errance.

 

Le vent tourne, puisant dans ma force qui s'épuise de résistance

Le changement n'est pas prévu dans la programmation de mon existance

Non ! Je ne veux rien savoir !

Non ! Je ne veux pas voir !

 

Le vent tourne et malgrès les bourrasques, le bateau reste sur l'eau

Les cheveux rebels sont maitrisés par de plus en plus de bandeaux

Mais il suffirait d'un air de trop, d'un degrés plus haut

Pour que les vagues engloutissent dans les abysses mon beau paquebot.

 

Le vent tourne et l'équipage hère sur le pont affamé

Tels des ombres  dont les membres se détachent, désarticullés.

Ma boussole a perdu le sens, je délire comme un damné

Et m'écroule bercé par le bruit des vagues qui me font vaciller

 

Le vent tourne, nul médicament ou traitement ne peut le maitriser

Il mène la danse et nous nous prenons pour le chorégraphe

Jusqu'à tomber de haut et dans la douleur réaliser

Que le mieux est d'accepter de suivre la musique du phonographe.

La dernière danse

17/11/2015 16:20 par Lyriqua

  • La dernière danse

    La dernière danse

    17/11/2015 16:20 par Lyriqua

Tu as troqué la vie pour l'habit du corbillard

Bougeant au son des mitraillettes et kalachs

Moi je danse au son des djembes et cithares

La peur ne pourra atteindre ma démarche

 

Viens je t'attends sur la piste pour partager mon sourire

Viens nous sommes tous deux de simples pantins

Que le destin a décidé un soir de réunir

Pour rejoindre les racines de la terre au petit matin

 

Ta haine a voilée ton esprit asservi à leur dessin

Nul religion ne peut voler notre destin

Nul politique ne peut cacher ses assassins

Ce soir nous leur servirons pourtant de festin

 

Viens je t'attends sur la piste pour partager mon souffle

Viens nous sommes tout deux de simples humains

Que seul l'apparence différente mitouffle

En ce dernier instant joignons nous les mains

 

Osons nous regarder avant de fermer les yeux à jamais

Osons nous aimer avant que nos sangs ne se mélangent

Osons arrêter ce spectacle monter par ceux du sommet

Osons chanter, rire et vivre tels des anges

Un instant.......pour l'éternité

Solitude

26/10/2015 15:36 par lyriqua

  • Solitude

    Solitude

    26/10/2015 15:36 par lyriqua

Va-t-en ! Va-t-en ! Je ne veux pas entendre ta voix du silence, marteler ma pensée, appelant mes idées blanches et noires pour les faire valser sur un air de folie entre cris et joies, me battre la tête de leurs percussions jusqu'à m'assomer de leurs illusions et souler de leur soul. Finir ivre de béatitude face à toi ma solitude.

Cinq prières

26/10/2015 15:30 par lyriqua

Cinq prières, cinq façons

De demander pardon

Cinq prières, cinq moyens

De me laver les mains

Pardons Madame de toutes ces années passées à vos côtés,

Oubliant l’alliance qu’un jour nous avons posé

Sur cette feuille de papier transpercée de vos larmes

Versées sur mes mots telles des armes.

Pardons, d’être paru en habit de roi et non d’époux,

Servi du matin au soir par la sueur de votre cou,

Avec le regard droit et fier, voilant son cœur.

Car un homme, Madame ! Ca doit faire peur.

Cinq prières, cinq façons

De demander pardon

Cinq prières, cinq moyens

De me laver les mains

Pardon mon fils, toi qui ignore mon nom,

Toi qui cours pied nu sur le goudron

Sal des rues laissées à l’abandon,

Longeant les quartiers des bidons.

Que dieu me pardonne de ne pas te connaître,

D’ignorer même le jour qui t’a vu naître

S’il le veut tu pourras vivre heureux

Mais l’ignorer me paraît le mieux

Pardon pour ta scolarité oubliée

Pour ne pas t’avoir légué ma nationalité,

Pou ta mère expulsée,

Et ta vie oubliée.

Cinq prières, cinq façons

De demander pardon

Cinq prières, cinq moyens

De me laver les mains

Pardon mon enfant, toi si innocent,

Que la misère rend offrant.

J’ai sombré sous tes années

De prostitution forcée.

Que dieu me pardonne d’avoir voyagé sans limite,

D’en avoir oublié les produits illicites,

En m’accordant une bonne conscience,

Puisque beaucoup d’autres en faisaient leur science.

Pardon pour ton regard vide,

Pour ma soif de sexe avide,

Pour mon argent si facile,

Et mon âge fébrile.

Cinq prières, cinq façons

De demander pardon

Cinq prières, cinq moyens

De me laver les mains.

Pardon ma sœur, toi si libre,

Pour avoir répugner, insulter ta soif de vivre.

Si grande de t’être envolée

Loin de nos filets !

Que Dieu me pardonne de ne pas comprendre

Que la différence n’est pas à m’éprendre,

De cracher sur toutes les autres religions

Et aussi sur les autres sources d’opinions.

Pardon pour ne pas t’avoir écoutée,

Pour t’avoir poussée à déserter,

Pour détester ton bonheur

Et souhaiter ton malheur.

 

J'ai écrit ce texte non pas pour pointer du doigt les musulmans mais pour illustrer l'hypocrisie d'une grande partie des hommes à Mayotte qui se disent religieux et pourtant ne semblent pas connaitre le coeur même de la religion.